Wonder Woman est née en décembre 1941 dans All Star Comics #8, créée par le psychologue William Moulton Marston et le dessinateur Harry G. Peter. Plus de 84 ans plus tard, la princesse amazone Diana de Themyscira est l'un des trois piliers de DC Comics aux côtés de Superman et Batman, et la première super-héroïne à avoir décroché sa propre série solo. Sa continuité s'étend sur six volumes principaux : Wonder Woman Vol.1 (1942-1986, 329 numéros), Vol.2 par George Pérez (1987-2006, 226 numéros), Vol.3 (2006-2010, 44 numéros), Vol.4 New 52 par Azzarello (2011-2016, 52 numéros), Vol.5 Rebirth par Greg Rucka (2016-2020) et l'actuel Vol.6 par Tom King (2023+). Cet article retrace la genèse, parcourt la chronologie complète des séries, liste les numéros clés à connaître et détaille les runs majeurs qui ont façonné la mythologie amazone.
Aux côtés de Superman et Batman, Wonder Woman forme la sainte trinité de DC Comics. Mais là où Superman porte l'optimisme du Golden Age et Batman ses ténèbres, Diana de Themyscira incarne quelque chose de radicalement plus singulier : une héroïne née d'un projet politique. Conçue en pleine Seconde Guerre mondiale par une universitaire féministe convaincue que les femmes finiraient par diriger le monde, Wonder Woman a traversé 84 ans de continuité sans jamais cesser d'être un personnage à forte charge culturelle. Elle est la première super-héroïne à avoir décroché sa propre série solo, dès l'été 1942 — un an seulement après ses débuts dans All Star Comics #8.
Ce guide vous donne tout ce qu'il faut pour comprendre la naissance de Wonder Woman, suivre la liste de tous les comics Wonder Woman dans l'ordre chronologique et repérer les numéros clés et arcs majeurs à prioriser. Nous couvrirons les 84 ans et plus du personnage, de All Star Comics #8 (décembre 1941) au run actuel de Tom King en 2026, en distinguant les six volumes principaux, les séries parallèles (Sensation Comics, Trinity, Earth One) et les nombreuses mini-séries cultes (The Hiketeia, Spirit of Truth, Dead Earth, Historia: The Amazons).
La naissance de Wonder Woman : un projet féministe en temps de guerre
Pour comprendre comment Wonder Woman est née, il faut remonter à 1940. Action Comics #1 (juin 1938) avait lancé Superman, Detective Comics #27 (mai 1939) avait lancé Batman, et All-American Publications (qui fusionnera avec National Comics Publications pour former le futur DC Comics) cherchait à diversifier son catalogue de super-héros. Plus précisément, l'éditeur Maxwell Charles Gaines voulait répondre aux critiques croissantes visant la violence des comics de super-héros et leur représentation exclusivement masculine du pouvoir. C'est dans ce contexte qu'il fait appel à un consultant aussi inattendu qu'incendiaire : William Moulton Marston.
Marston n'était pas un scénariste de comics. C'était un psychologue de Harvard, l'inventeur du test de tension artérielle qui deviendra l'ancêtre du polygraphe (le détecteur de mensonges), un théoricien convaincu que les femmes possédaient une supériorité morale naturelle, et un homme qui vivait ouvertement en triade avec son épouse Elizabeth Holloway Marston (elle aussi psychologue) et leur partenaire plus jeune Olive Byrne. Olive Byrne, fille de la militante féministe Ethel Byrne (sœur de Margaret Sanger, pionnière de la contraception), fut probablement la principale muse visuelle de Wonder Woman : ses bracelets argentés, qu'elle portait en permanence à la place d'une alliance, deviendront les bracelets argentés de Diana. Dans une interview désormais célèbre, Marston déclarait en 1943 : « Wonder Woman is psychological propaganda for the new type of woman who, I believe, should rule the world. »
All Star Comics #8 (décembre 1941)
Wonder Woman fait sa toute première apparition dans All Star Comics #8, daté de couverture décembre 1941 / janvier 1942 (en kiosque dès octobre 1941, avant Pearl Harbor mais publié juste après). L'histoire, intitulée Introducing Wonder Woman, occupe les 9 dernières pages du numéro et est présentée en complément de l'aventure de la Justice Society. Diana, princesse de Paradise Island (Themyscira), quitte son royaume amazone pour escorter le pilote américain Steve Trevor jusqu'aux États-Unis. Marston signe sous le pseudonyme de Charles Moulton, une contraction de son deuxième prénom et du prénom de Gaines. Harry G. Peter, alors un dessinateur vétéran de 60 ans, restera l'unique dessinateur de Wonder Woman jusqu'à sa mort en 1958.
Le succès est immédiat. Dès Sensation Comics #1 (janvier 1942, en kiosque dès novembre 1941), Wonder Woman fait la couverture et devient la tête d'affiche. La série d'anthologie Sensation Comics la met en vedette pendant 106 numéros (1942-1952). Surtout, l'été 1942 voit le lancement de Wonder Woman #1 (juin-juillet 1942), faisant de Diana la toute première super-héroïne à disposer de sa propre série solo de toute l'histoire du comics. Aucune autre héroïne n'accédera à ce statut avant les années 1970.
L'ironie historique : William Moulton Marston est mort d'un cancer en 1947, à 53 ans, après seulement six années passées à écrire Wonder Woman. Sans lui, le personnage perd aussitôt son ADN politique : ses successeurs (Robert Kanigher, principalement) édulcorent le féminisme et transforment Wonder Woman en héroïne romantique éprise de Steve Trevor. Il faudra attendre que Gloria Steinem mette la Wonder Woman classique en couverture du premier numéro de Ms. Magazine en 1972, puis le run de George Pérez en 1987, pour que le personnage retrouve sa charge originelle. Olive Byrne et Elizabeth Holloway Marston, quant à elles, vivront ensemble jusqu'à leurs morts respectives en 1985 et 1993, élevant les quatre enfants de la triade.
Les séries principales de Wonder Woman dans l'ordre chronologique
La franchise Wonder Woman compte six volumes principaux numérotés, plus la série d'anthologie d'origine. Voici la chronologie dans l'ordre du premier numéro :
Sensation Comics
Avant même Wonder Woman #1, Diana est la tête d'affiche de cette série d'anthologie. Sensation Comics #1 (janvier 1942) marque sa première couverture solo et la première fois qu'une super-héroïne fait la une d'une série mensuelle. La série court sur 106 numéros, mettant aussi en scène les aventures de Mister Terrific, Wildcat, Black Pirate et Sargon the Sorcerer. Son arrêt en 1952 reflète le déclin du Golden Age, mais Wonder Woman poursuit sa route dans son propre titre solo.
Wonder Woman Vol.1
Lancé six mois seulement après les débuts du personnage, Wonder Woman #1 (juin-juillet 1942) court ensuite sans interruption pendant 44 ans, traversant le Golden Age, le Silver Age, le Bronze Age et le début du Modern Age. C'est l'une des plus longues séries DC consacrées à un seul personnage. Tournants majeurs : #98 (1958, « New Look » du Silver Age et arrivée de Robert Kanigher comme unique scénariste), #105 (origine étendue de Diana enfant), #178-179 (1968, fin de l'Amazone, début de l'« ère Diana Prince » sans pouvoirs), #204 (1973, retour du costume amazone), #288 (1982, nouveau symbole double-W), #329 (février 1986, dernier numéro juste avant Crisis on Infinite Earths). L'ensemble du volume est ensuite rebooté par George Pérez.
Wonder Woman Vol.2
Reboot complet post-Crisis on Infinite Earths mené par George Pérez (#1-62, 1987-1992). Pérez livre l'une des plus belles réécritures de l'histoire de DC : il rétablit la mythologie grecque comme fondation, reconstruit Themyscira en société matriarcale spirituelle et redonne à Diana sa charge politique originelle. Le volume traverse ensuite les runs de William Messner-Loebs (#63-100), John Byrne (#101-136, qui tue Diana et la transforme en déesse de la Vérité), Eric Luke, Phil Jimenez (un clin d'œil à Pérez), Walter Simonson et surtout Greg Rucka (#195-226, premier run Rucka, faisant de Diana une ambassadrice).
Wonder Woman Vol.3
Renumérotation faisant suite à Infinite Crisis (2005-2006). Allan Heinberg ouvre le volume avec « Who is Wonder Woman? », un run écourté par des retards. Suivi par Jodi Picoult (autrice de best-sellers invitée), Gail Simone (#14-44, 2007-2010, l'un des runs les plus appréciés des années 2000) et l'event « Amazons Attack » (2007). Le volume s'achève au #44 puis bascule directement dans « Odyssey » (#600-614) avec un retour à la numérotation legacy pour célébrer le 600e numéro cumulé.
Wonder Woman Vol.4 (New 52)
Reboot complet sous l'ère New 52. Brian Azzarello et Cliff Chiang signent les 35 premiers numéros (2011-2014), un run d'horreur mythologique radical qui fait de Diana une fille de Zeus (remplaçant la traditionnelle naissance d'argile par une origine biologique). Clivant pour les puristes mais salué pour sa cohérence visuelle. Suivi par Meredith et David Finch (#36-52) au ton plus classique. La série s'achève au #52 en mai 2016 pour laisser place au reboot Rebirth.
Wonder Woman Vol.5 (Rebirth)
Avec l'event DC Rebirth, Greg Rucka revient sur Wonder Woman pour son second run (#1-25, 2016-2017) avec deux fils alternés : « The Lies » (numéros impairs, dessinés par Liam Sharp) qui questionne la mémoire de Diana, et « Year One » (numéros pairs, par Nicola Scott) qui réécrit ses origines. Un run cité comme l'un des trois sommets de Wonder Woman aux côtés de Marston et Pérez. Suivi par G. Willow Wilson, Steve Orlando et Mariko Tamaki. Le volume culmine avec Wonder Woman #750 (janvier 2020), un numéro anniversaire avec retour à la numérotation legacy (#83 + #500 + #167 cumulés selon le calcul officiel de DC).
Wonder Woman Vol.6
Lancement du nouveau volume par Tom King et Daniel Sampere. King installe un cadre dystopique où le gouvernement américain a déclaré les Amazones criminelles, forçant Diana à devenir à la fois une fugitive et un symbole de résistance. Le run intègre Trinity (sa future fille Lizzie Prince, héritière du concept de la Trinité) et tisse un long fil narratif au fil des #25+ en cours en 2026. Variant covers très recherchées, ce run est considéré comme le plus politique depuis Marston et Pérez.
Toutes les séries parallèles de Wonder Woman dans l'ordre chronologique
Parallèlement aux six volumes principaux et à Sensation Comics, DC a publié de nombreuses séries dérivées et mini-séries cultes. Voici la chronologie pour comprendre l'écosystème complet :
- Sensation Comics (1942-1952, 106 numéros) : la série d'anthologie d'origine, mettant Wonder Woman en tête d'affiche, voir détails ci-dessus.
- Comic Cavalcade (1942-1954, 63 numéros) : une autre série d'anthologie où Diana partage l'affiche avec le Flash et Green Lantern du Golden Age.
- Wonder Woman: The Once and Future Story (1998, one-shot) : Trina Robbins / Colleen Doran, un plaidoyer contre les violences conjugales, en format prestige.
- Wonder Woman: The Hiketeia (2002, OGN) : Greg Rucka / J.G. Jones, une histoire courte mais culte sur le concept de supplication sacrée. Une référence pour comprendre Rucka.
- Wonder Woman: Spirit of Truth (2001, OGN format tabloïd) : Paul Dini / Alex Ross, une suite spirituelle de Superman: Peace on Earth. Format luxe grand format.
- Wonder Woman: The Blue Amazon (2003, OGN) : Doselle Young / Patrick Lehe, Diana dans un univers Art déco alternatif.
- JLA: A League of One (2000, OGN) : Christopher Moeller, Wonder Woman trahit la Justice League pour la sauver. Souvent cité parmi les meilleures histoires solo de Diana.
- Wonder Woman/Conan (2017-2018, 6 numéros) : crossover Dark Horse × DC, Gail Simone, deux guerrières face à face.
- The Legend of Wonder Woman (2016, 9 numéros) : Renae De Liz, une mini-série d'abord numérique puis imprimée, une relecture Year One pour un public plus jeune.
- Wonder Woman: Earth One Vol.1, 2, 3 (2016, 2018, 2021) : trilogie de Grant Morrison / Yanick Paquette, hors continuité, une relecture philosophique des origines amazones.
- DC: The New Frontier (2004, 6 numéros) : Darwyn Cooke, Diana joue un rôle majeur dans cette fresque rétro-futuriste sur la transition Golden Age → Silver Age.
- Sensation Comics Featuring Wonder Woman (2014-2015, 17 numéros) : une série d'anthologie d'abord numérique, un hommage à la série d'origine, avec plusieurs auteurs invités.
- The Legend of Wonder Woman Vol.2 New 52 (numérique rare).
- Wonder Woman: Dead Earth (2020, 4 numéros) : Daniel Warren Johnson, Black Label, Diana se réveille dans un monde post-apocalyptique.
- Wonder Woman Historia: The Amazons (2021-2023, 3 numéros) : Kelly Sue DeConnick / Phil Jimenez / Gene Ha / Nicola Scott, prestige Black Label, le mythe fondateur des Amazones avant Diana. Un sommet visuel.
- Trinity (plusieurs volumes : mini-série de 2003 par Matt Wagner, série hebdomadaire de 52 numéros 2008-2009, Vol.2 de 22 numéros 2016-2018) : un titre consacré au trio Superman / Batman / Wonder Woman.
- Superman/Wonder Woman (2013-2016, 29 numéros) : une série consacrée à leur romance New 52.
- Wonder Woman: Black & Gold (2021, 6 numéros) : une anthologie en noir et or célébrant le 80e anniversaire.
- Wonder Woman 1984 (2020, one-shot) : tie-in du film de Patty Jenkins.
- Wonder Woman: Come Back to Me (2019, 6 numéros) : Amanda Conner / Jimmy Palmiotti, une mini Black Label.
- Wonder Woman / Conan, Wonder Woman / Star Trek et autres crossovers ponctuels.
Les numéros clés de Wonder Woman dans l'ordre chronologique
Voici les numéros les plus importants à connaître, dans l'ordre chronologique de publication :
All Star Comics #8
Le numéro fondateur. Une histoire de 9 pages (en complément de la Justice Society) où Diana, la princesse amazone, escorte Steve Trevor depuis Paradise Island. Top 10 des comics du Golden Age les plus précieux au monde, tous personnages confondus. Un exemplaire CGC 9.4 a atteint 936 000 $ en 2022 ; les CGC 8.0+ dépassent régulièrement 200 000 $. Tirage estimé à 250 000 exemplaires, dont moins de 200 sont connus en grade certifié.
Sensation Comics #1
Premier numéro où Diana est tête d'affiche et apparaît en couverture. La première super-héroïne de l'histoire du comics à recevoir cet honneur. Récit d'origine étendu, arrivée à Washington D.C., adoption de l'identité civile de Diana Prince. Un numéro très collectionné : CGC 8.5+ entre 50 000 et 90 000 $.
Wonder Woman #1
La toute première série solo consacrée à une super-héroïne. Couverture iconique de Harry G. Peter avec Diana brandissant le drapeau américain. Origine canonique racontée de façon plus complète : la reine Hippolyta sculpte Diana dans l'argile, Aphrodite lui insuffle la vie. Le numéro le plus précieux de la franchise après All Star Comics #8. Un CGC 9.0 a atteint 936 223 $ en 2024, la plus grosse vente de Wonder Woman jamais réalisée.
Wonder Woman #6
Première apparition de Cheetah, l'ennemie jurée historique de Wonder Woman. La version originelle est Priscilla Rich, une mondaine débutante instable. La version moderne (Barbara Ann Minerva) ne sera introduite qu'en 1987 par Pérez. Un numéro du Golden Age très recherché, CGC 6.0 à 8.0 entre 8 000 et 25 000 $.
Wonder Woman #98
Un numéro pivot marquant la fin de l'ère Marston-Peter et l'entrée dans le Silver Age. Robert Kanigher devient unique scénariste (il était sur le titre depuis 1947 mais en redéfinit ici la direction), Ross Andru et Mike Esposito reprennent le dessin. Costume légèrement modifié, un ton d'aventure plus juvénile, abandon progressif du sous-texte politique de Marston.
Wonder Woman #105
Le numéro d'origine canonique du Silver Age. La jeune Diana (« Wonder Girl ») combat sur Paradise Island, ses pouvoirs lui étant accordés par les déesses individuelles (la force d'Hercule, la sagesse d'Athéna, la beauté d'Aphrodite, la vitesse d'Hermès). Cette structure panthéonique devient la base de toutes les versions ultérieures. Première apparition canonique de Wonder Girl en jeune Diana.
Wonder Woman #178-179
L'un des tournants les plus radicaux de l'histoire de Wonder Woman. Le #178 annonce la fin de l'Amazone, le #179 rend Diana mortelle : elle perd ses pouvoirs, abandonne le costume étoilé pour des tenues mod, ouvre une boutique à Manhattan et apprend les arts martiaux auprès d'I-Ching. Cette ère « blanche » court jusqu'au #204 (1973). Critiquée par Gloria Steinem, qui mit la Wonder Woman classique en couverture de Ms. #1 en 1972 pour « ramener l'Amazone ».
Wonder Woman #204
Un numéro de restauration. Sous la pression des fans et de Gloria Steinem, DC met fin à l'ère Diana Prince. Diana retrouve ses pouvoirs amazones, son costume traditionnel, son lasso doré et ses bracelets. Mort tragique d'I-Ching. Marque le début d'une Wonder Woman du Bronze Age plus politique et plus mature.
Wonder Woman #288
Le numéro qui introduit le fameux symbole double-W stylisé en aigle sur le bustier, devenu depuis l'élément graphique le plus reconnaissable du costume. Avant 1982, la poitrine du costume portait un aigle américain stylisé ; après, le double-W s'est imposé et a été repris sur tous les médias jusqu'aux films de Patty Jenkins.
Wonder Woman #329
Le numéro de clôture de 44 ans de continuité. Fin de l'ère pre-Crisis on Infinite Earths. Diana épouse Steve Trevor avant que la crise du multivers ne réécrive son histoire. Un numéro symbolique pour les collectionneurs du Bronze Age, la fin d'une matrice de 329 numéros consécutifs.
Wonder Woman Vol.2 #1
Le reboot le plus important de Wonder Woman. George Pérez réécrit tout : Themyscira devient une société matriarcale spirituelle hors du temps, la mythologie grecque est rétablie comme fondation, Diana est sculptée dans l'argile par Hippolyta et reçoit la bénédiction de six divinités olympiennes. Le run de Pérez du #1 au #62 (1987-1992) est considéré comme la définition canonique moderne du personnage. Tirage initial de plus de 800 000 exemplaires.
Wonder Woman Vol.2 #7
Première apparition de Barbara Ann Minerva, une archéologue britannique transformée en Cheetah par un rituel africain. C'est la version qui devient l'ennemie jurée canonique moderne, popularisée par Wonder Woman 1984 (film de Patty Jenkins, 2020) avec Kristen Wiig.
Wonder Woman Vol.2 #62-63 « War of the Gods »
Conclusion de l'arc majeur de Pérez : une guerre cosmique entre les panthéons grec et romain. Un crossover de 4 numéros + tie-ins, Pérez quitte la série sur une apothéose mythologique. Le #62 (mai 1992) est son dernier numéro comme unique scénariste-dessinateur.
Wonder Woman Vol.2 #195 (Rucka I, début)
Lancement du premier run de Greg Rucka sur Wonder Woman (#195-226, 2003-2006). Diana devient l'ambassadrice de Themyscira auprès des Nations unies, publie un livre-manifeste, gère une presse hostile. Un run politique et diplomatique, considéré comme le sommet du personnage avant Rebirth. Une inspiration directe pour le film de Patty Jenkins.
Wonder Woman Vol.3 #1 « Who is Wonder Woman? »
Lancement du Vol.3. Diana a abdiqué et Donna Troy porte temporairement le costume. Allan Heinberg livre un brillant arc identitaire ralenti par des retards. Variant covers de Terry Dodson très collectionnées. Le run de Gail Simone démarre au #14 (2007) et s'étend jusqu'au #44.
Wonder Woman #600
Retour à la numérotation legacy pour célébrer le 600e numéro cumulé. Lancement de l'arc Odyssey par J.M. Straczynski : un nouveau costume controversé (veste, pantalon noir), une réalité alternative où Themyscira n'a jamais existé. L'arc divise la fanbase mais reste un repère pour les collectionneurs.
Wonder Woman Vol.4 #1 (New 52)
Lancement du run Azzarello / Chiang. Ton horrifique, un retour brutal aux dieux grecs sous des formes monstrueuses, et une révélation choc : Diana n'est pas née d'argile mais est en fait la fille biologique de Zeus et d'Hippolyta. Une origine controversée restée en partie canonique depuis. Variant covers de Cliff Chiang très recherchées.
Wonder Woman: Earth One Vol.1
Premier volume de la trilogie Earth One de Grant Morrison, hors continuité. Une relecture sensuelle et littérale du concept marstonien (bondage, féminisme, rituels amazones). Suivie du Vol.2 (2018) et du Vol.3 (2021). Format prestige relié, valeur en hausse régulière.
Wonder Woman Vol.5 #1 (Rebirth)
Lancement du second run de Greg Rucka, avec une structure double : « The Lies » (numéros impairs, dessinés par Liam Sharp) où Diana découvre que ses propres souvenirs sont faux, et « Year One » (numéros pairs, par Nicola Scott) qui réécrit ses origines pour le canon Rebirth. Un run cité comme le meilleur depuis Pérez.
Wonder Woman #750
Numéro anniversaire célébrant les 750 numéros cumulés et les quelque 80 ans du personnage. Anthologie d'auteurs majeurs (Brian Michael Bendis, Greg Rucka, Steve Orlando, Mariko Tamaki, Colleen Doran, Gail Simone). Plus de 40 variant covers commémoratives, très collectionnées par les complétistes.
Wonder Woman Historia: The Amazons #1
Première mini-série Black Label sur les origines des Amazones. Trois numéros par Phil Jimenez (#1), Gene Ha (#2) et Nicola Scott (#3). Visuellement parmi les comics les plus ambitieux de la décennie. Multi-récompensée aux Eisner Awards. Format luxe grand format.
Wonder Woman Vol.6 #1 (Tom King)
Lancement du Vol.6 actuel par Tom King. Cadre dystopique : Amazones criminalisées, Diana fugitive et symbole de résistance. Apparition de Trinity (sa future fille). Le run est en cours en 2026, les variant covers de Sampere et J.G. Jones sont très recherchées chez les collectionneurs modernes. Le run le plus politique depuis Marston et Pérez.
Les arcs narratifs majeurs de Wonder Woman dans l'ordre
Gods and Mortals (1987)
Le reboot de George Pérez. Une réécriture canonique des origines amazones et de la mythologie grecque.
Challenge of the Gods (1987-1988)
Pérez plonge Diana dans les Enfers grecs. Le premier arc majeur post-reboot, entièrement mythologique.
War of the Gods (1991)
Crossover de Pérez : panthéons grec et romain en guerre cosmique. Conclusion du run Pérez original.
The Contest (1994-1995)
Hippolyta organise un nouveau tournoi pour la couronne amazone. Artemis devient temporairement Wonder Woman.
The Hiketeia (2002)
Greg Rucka / J.G. Jones. Diana affronte Batman pour protéger une jeune fugitive. OGN culte.
Run Rucka I, « Bitter Rivals » / « Stoned » / « Down to Earth » (2003-2006)
Diana ambassadrice à l'ONU, publie son livre-manifeste, affronte Veronica Cale.
Who is Wonder Woman? (2006-2007)
Allan Heinberg / Terry Dodson. Lancement du Vol.3, retour de Diana après Infinite Crisis.
Amazons Attack (2007)
Will Pfeifer / Pete Woods. Hippolyta envahit Washington D.C., un event crossover controversé.
Run Gail Simone, « The Circle » / « Rise of the Olympian » (2007-2010)
Le plus long run sur Wonder Woman, redéfinit Diana en guerrière intuitive et figure maternelle adoptive (Genocide, Achilles).
Odyssey (2010-2011)
J. Michael Straczynski. Une réalité alternative où Themyscira a été détruite, Diana en jeune fugitive.
Run Azzarello / Chiang, « Blood » / « Iron » (2011-2014)
New 52. Diana fille de Zeus, horreur mythologique, les dieux en méchants.
Trilogie Earth One (2016, 2018, 2021)
Grant Morrison / Yanick Paquette. Trilogie OGN hors continuité, une relecture philosophique.
The Lies + Year One (2016-2017)
Greg Rucka II. Double fil narratif alterné, déconstruit la mémoire de Diana et reconstruit ses origines Rebirth.
The Truth (2017)
Conclusion du run Rucka II. Diana découvre la vérité sur Themyscira et son lien avec Steve Trevor.
Dead Earth (2020)
Daniel Warren Johnson, Black Label. Diana se réveille dans un monde post-apocalyptique. 4 numéros prestige.
Historia: The Amazons (2021-2023)
Kelly Sue DeConnick / Jimenez / Ha / Scott. Mythe fondateur des Amazones avant Diana, Black Label.
Run Tom King, « Outlaw » (2023+)
Vol.6 actuel. Amazones criminalisées, Diana symbole de résistance, introduction de sa fille Trinity.
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Pourquoi Wonder Woman est toujours collectionnée en 2026
Aux côtés de Superman et Batman, Wonder Woman est l'une des trois franchises DC les plus actives en ventes mensuelles en 2026. Plusieurs raisons structurelles expliquent cette longévité :
- 84 ans de continuité : Wonder Woman est publiée sans interruption majeure depuis décembre 1941. Six volumes principaux, un fil mythologique cohérent malgré les reboots, un personnage qui n'a jamais cessé d'être publié.
- Les films de Patty Jenkins : Wonder Woman (2017) avec Gal Gadot a rapporté 822 millions de dollars au box-office mondial, devenant le plus gros succès commercial pour un film de super-héroïne. Wonder Woman 1984 (2020) divise mais maintient l'élan. Un nouveau film avec James Gunn / James Wan est annoncé pour la phase DC Studios post-2026.
- Charge féministe : aucune autre super-héroïne ne possède la même profondeur historique ni la même légitimité politique. Diana traverse 84 ans tout en restant un symbole d'empowerment, du Ms. Magazine de Gloria Steinem (1972) aux marches féministes d'aujourd'hui.
- Une mythologie grecque réinventée : Themyscira, les Amazones, le panthéon olympien, le lasso de vérité, les bracelets, l'avion invisible — un univers visuellement unique, sans équivalent chez Marvel ni dans le reste de DC.
- La Trinité DC : Wonder Woman est un complément obligatoire à Superman et Batman dans toute lecture sérieuse de l'univers DC. Aucune collection DC sérieuse ne peut faire l'impasse sur Diana.
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