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Le Joker est né au printemps 1940 dans Batman #1, écrit par Bill Finger, dessiné par Bob Kane et imaginé par Jerry Robinson. Premier méchant de comics à décrocher sa propre série solo régulière (The Joker Vol.1, 1975-1976, 9 numéros), il a ensuite enchaîné les mini-séries cultes : The Killing Joke (1988, Alan Moore / Brian Bolland), Joker: Devil's Advocate (1996), Joker: Last Laugh (2001), le graphic novel Joker (2008, Brian Azzarello / Lee Bermejo), Joker: Endgame (2015), Three Jokers (2020, Geoff Johns / Jason Fabok), The Joker Vol.1 (2021-2022, James Tynion IV, 15 numéros), The Joker: The Man Who Stopped Laughing (2022-2024) et Joker: Year One (2023, Tom King / Mitch Gerads). Cet article retrace la naissance, la chronologie et les numéros clés du Clown Prince du Crime.

Aucun antagoniste de comics n'a jamais marqué la pop culture aussi profondément que le Joker. Né en avril 1940 — à peine un an après Batman lui-même — le Clown Prince du Crime traverse 86 ans de continuité ininterrompue, six âges éditoriaux (Golden, Silver, Bronze, Modern, New 52, DC Rebirth + Infinite Frontier), une bonne dizaine d'incarnations au cinéma (Cesar Romero, Jack Nicholson, Heath Ledger, Jared Leto, Joaquin Phoenix) et plus de 5 000 apparitions dans les comics DC. C'est le seul méchant à avoir tué un Robin (Jason Todd, 1988), paralysé une Batgirl (Barbara Gordon, 1988), pris le contrôle de Wayne Enterprises (2020) et engendré sa propre lignée d'imitateurs (Punchline, Daughter of the Joker, Joker Junior).

Ce guide va te donner tout ce qu'il faut pour comprendre la naissance du Joker, identifier les séries solo dans l'ordre chronologique, suivre les grands arcs du Joker (de The Killing Joke à Joker: Year One) et reconnaître les numéros clés à prioriser dans une collection. Pour les cotes et le top 10 des numéros les plus chers, consulte notre guide dédié aux numéros clés du Joker ; cet article se concentre sur la chronologie historique.

La naissance du Joker : DC en 1940

Pour comprendre comment le Joker est né, il faut remonter à 1940. Batman venait tout juste d'apparaître en mai 1939 dans Detective Comics #27, et son succès était tel que National Comics Publications (le futur DC Comics) a lancé le titre solo Batman dès le printemps 1940. Bob Kane, Bill Finger et leur très jeune assistant Jerry Robinson (à peine 17 ans à l'époque) devaient produire 64 pages de contenu pour Batman #1, et le cahier des charges exigeait au moins un nouvel antagoniste mémorable. Selon la version de l'histoire que l'on écoute — et la controverse dure depuis 80 ans — chacun des trois revendiquerait la paternité du Joker.

Batman #1 (printemps 1940) : la première apparition

Batman #1 est sorti en avril 1940 et contient deux histoires distinctes mettant en scène le Joker, qui apparaît sous les traits d'un tueur en série au visage figé dans un sourire macabre, vêtu d'un costume violet et utilisant une toxine mortelle (le futur « Joker Venom »). Dans la première histoire, il assassine plusieurs notables de Gotham en annonçant publiquement l'heure de leur mort à la radio. Batman et Robin (qui apparaît lui aussi en costume pour la première fois dans le même numéro) le neutralisent, mais le Joker est explicitement laissé en vie — une décision éditoriale de dernière minute prise par Whitney Ellsworth, alors editor chez DC, qui avait perçu le potentiel récurrent du personnage. Cette décision a fait du Joker, dès sa toute première apparition, le premier méchant « récurrent » de toute l'histoire des comics de super-héros. Il reviendra dans Batman #2, #3, #4… et ne quittera plus jamais le canon DC.

Trois grandes « premières » cohabitent donc dans Batman #1 : 1re apparition du Joker, 1re apparition de Catwoman (sous le nom de « The Cat ») et l'origine étoffée de Batman. Un exemplaire CGC 9.0 dépasse aujourd'hui les 2 millions de dollars en vente publique, ce qui place ce numéro parmi les 5 comics les plus chers au monde, tous personnages confondus.

La controverse Robinson / Finger / Kane

Qui a vraiment créé le Joker ? La question divise les historiens des comics depuis huit décennies. Trois versions s'affrontent :

La vérité historique la plus consensuelle, appuyée par les recherches de Marc Tyler Nobleman (auteur de Bill the Boy Wonder) et confirmée par DC en 2015 lorsque l'éditeur a officiellement reconnu Finger, penche très probablement vers une co-création à six mains : Robinson a apporté la carte à jouer et le concept du clown, Finger a imposé l'iconographie du Man Who Laughs et a écrit les scénarios fondateurs, Kane a supervisé visuellement et a récolté le seul crédit officiel pendant 75 ans grâce au contrait en béton qu'il avait négocié avec DC dès 1939. Aujourd'hui, les comics modernes créditent généralement « Joker created by Jerry Robinson, Bill Finger, and Bob Kane » — sans les hiérarchiser.

L'ironie de The Man Who Laughs : le film de 1928 qui a inspiré Conrad Veidt n'est lui-même qu'une adaptation du roman de Victor Hugo L'Homme qui rit (1869). Le Joker descend donc, en ligne directe, d'un personnage de Hugo — l'enfant Gwynplaine défiguré par les comprachicos. Une filiation littéraire que peu de fans soupçonnent, mais qui ancre le Joker dans une tradition gothique européenne bien plus ancienne que les comics américains.

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Les séries solo du Joker dans l'ordre chronologique

Contrairement à la plupart des méchants, le Joker a décroché plusieurs séries régulières à son nom. Voici les principales, dans l'ordre :

J1

The Joker Vol.1

Mai 1975 → octobre 1976 · 9 numéros
Première série solo de l'histoire

Le Joker est le premier antagoniste de comics à obtenir sa propre série solo régulière. The Joker Vol.1 #1 (mai 1975), écrit par Denny O'Neil et dessiné par Irv Novick, lance le concept ambitieux : chaque numéro oppose le Joker à un autre personnage DC (Two-Face, Lex Luthor, Catwoman, Sherlock Holmes…). La série est annulée au #9 en 1976 à cause de la chute générale des ventes au milieu des années 70 et du Comics Code, qui interdisait à un méchant d'être un « héros » récurrent. Le numéro 10 a été produit mais n'a jamais été publié à l'époque (il est finalement paru dans une rétrospective de 2019).

Statut historique : Première série solo de méchant — précurseur du Punisher, de Venom, de Loki, etc.
KJ

Batman: The Killing Joke

Mars 1988 · one-shot de 48 pages
Alan Moore / Brian Bolland

Le one-shot le plus influent de toute l'histoire Batman / Joker. Alan Moore (juste après Watchmen) et Brian Bolland racontent une origine définitive du Joker : un comédien raté, marié, dont la femme enceinte meurt accidentellement, qui se déguise en Red Hood pour un casse, tombe dans une cuve d'acide chimique et en ressort fou et blanchi. En parallèle, le Joker tire sur Barbara Gordon (Batgirl) et la paralyse à vie — un événement aux conséquences narratives sur 25 ans (Barbara devient Oracle). Le titre fait référence au monologue final : « I went mad. He didn't. That's the punchline. » Tirage initial massif, réimprimé plus de 50 fois depuis 1988.

DA

Joker: Devil's Advocate

1996 · graphic novel one-shot
Chuck Dixon / Graham Nolan

Un Original Graphic Novel hors continuité où le Joker est condamné à mort pour un meurtre qu'il n'a (exceptionnellement) pas commis. Batman doit prouver son innocence pour que justice soit rendue dans les règles — mais aussi parce qu'il refuse de laisser le Joker mourir pour un crime qu'il n'a pas signé. Une réflexion morale dense sur la peine capitale.

LL

Joker: Last Laugh

2001 · mini-série en 6 numéros + tie-ins
Chuck Dixon / Scott Beatty

Un crossover DC majeur de 2001. Diagnostiqué avec une tumeur cérébrale apparemment incurable, le Joker décide de « jokeriser » toute la communauté des super-vilains, transformant des dizaines de personnages DC en clones de lui-même. La mini en 6 numéros se déroule en parallèle de tie-ins dans tous les titres Bat-, JLA et Suicide Squad. La chute narrative : la « tumeur » était fausse, juste un test psychologique que le Joker s'est infligé pour voir jusqu'où il pouvait aller.

AZ

Joker (Azzarello / Bermejo)

Octobre 2008 · graphic novel de 128 pages
Brian Azzarello / Lee Bermejo

Un graphic novel sorti pile en même temps que le film The Dark Knight (Christopher Nolan, juillet 2008). Brian Azzarello (100 Bullets) et Lee Bermejo (un style hyperréaliste) racontent le retour du Joker après une sortie d'Arkham, du point de vue d'un petit truand qu'il prend sous son aile. Tonalité crime noir, esthétique directement inspirée de Heath Ledger. Un best-seller absolu en 2008-2009.

EG

Joker: Endgame

2015 · maxi-série + tie-ins
Scott Snyder / Greg Capullo

Une conclusion en 6 numéros (Batman Vol.2 #35-40) du run Snyder/Capullo, plus un one-shot Joker: Endgame #1 et des tie-ins dans tous les titres Bat-. Le Joker, dans sa version la plus mythologique (présenté comme un possible démon immortel hantant Gotham depuis des siècles), affronte Batman dans ce qui pourrait être la confrontation finale. Tirage massif, l'événement éditorial majeur de 2015.

3J

Batman: Three Jokers

Août → octobre 2020 · 3 numéros
Geoff Johns / Jason Fabok

Une maxi-série Black Label en 3 numéros qui répond à la révélation choc de Justice League #50 (2016) — Batman aurait découvert, via la Mobius Chair, qu'il existe trois Jokers distincts dans la continuité DC : le Criminel (Golden Age), le Comédien (Silver/Bronze, façon Killing Joke) et le Clown (moderne, Death of the Family). Geoff Johns en explore les conséquences avec Batman, Red Hood (Jason Todd) et Batgirl (Barbara Gordon) affrontant les trois Jokers ensemble. Les variant covers ont fait exploser le tirage, une série culte récente.

JT

The Joker Vol.1 (Tynion)

Mars 2021 → mai 2022 · 15 numéros
James Tynion IV / Guillem March

La première série solo régulière du Joker depuis 1976 (45 ans !). James Tynion IV (tout juste sorti de Joker War) lance un thriller globe-trotter : après les événements de Joker War, un Jim Gordon à la retraite accepte un contrat de Cherry, héritière d'une victime du Joker, pour traquer le clown à travers le monde. Une back-up Punchline par Tynion / Sam Johns dans chaque numéro, qui développe l'histoire et le procès de Punchline. Un run de 15 numéros, bouclé en mai 2022.

À noter : Première série régulière du Joker depuis 1976
MWS

The Joker: The Man Who Stopped Laughing

Octobre 2022 → janvier 2024 · 14 numéros
Matthew Rosenberg / Carmine Di Giandomenico

Une suite directe (avec numérotation distincte) de la série de Tynion. Matthew Rosenberg imagine un scénario où le Joker s'est dédoublé : un Joker reste à Gotham, un autre vit à Los Angeles. Tonalité plus pulp, exploration de la côte Ouest. 14 numéros, bouclés début 2024.

YO

Joker: Year One

2023 · 4 numéros (Batman Vol.4 #142-145)
Tom King / Mitch Gerads

Une mini-série en 4 numéros parue dans Batman Vol.4 #142-145, par Tom King (sorti de Strange Adventures) et Mitch Gerads. Une réécriture moderne de l'origine du Joker, en parallèle des origines de Batman dans le Year One de Miller. Une tonalité psychologique, centrée sur la rencontre fondatrice Bruce / Joker. Salué par la critique, vendu en variant covers prestigieuses.

UC

The Joker: Uncovered

2024 · anthologie one-shot
Anthologie du 85e anniversaire

Un one-shot anthologique célébrant les 85 ans de Batman et, indirectement, les 84 ans du Joker. Plusieurs scénaristes (King, Tynion, Snyder, Williamson) y contribuent par des histoires courtes. Variant covers très collectionnées en 2024-2026.

Les apparitions du Joker dans d'autres séries

Au-delà de ses séries solo, le Joker apparaît dans d'innombrables runs des titres Bat- et des team-ups. Voici les contextes majeurs où tu le trouveras :

Les numéros clés du Joker dans l'ordre chronologique

Voici les 18 numéros les plus importants à connaître pour saisir l'évolution du Joker :

1

Batman #1

Printemps 1940 · Finger / Kane / Robinson
1re apparition du Joker

Le numéro fondateur. Première apparition du Joker dans deux histoires distinctes du même numéro, plus la 1re app de Catwoman. Un exemplaire CGC 9.0 dépasse les 2 millions de dollars. Top 10 des comics les plus chers au monde.

2

Detective Comics #168

Février 1951 · Bill Finger / Lew Schwartz
Origine Red Hood

Le numéro qui révèle pour la première fois l'identité originelle du Joker en tant que Red Hood, un criminel tombé dans une cuve d'acide chimique. Cette origine sera plus tard reprise canoniquement par The Killing Joke (1988) et par tous les films et séries qui ont suivi.

3

Batman #251

Septembre 1973 · O'Neil / Adams
« Joker's Five-Way Revenge »

Le numéro qui ressuscite le Joker après une décennie d'absence (le Comics Code des années 60 l'avait neutralisé). Dennis O'Neil et Neal Adams le redéfinissent comme un tueur sociopathe moderne, la base de toutes les versions ultérieures. Une référence absolue du Bronze Age.

4

Joker Vol.1 #1

Mai 1975 · Denny O'Neil / Irv Novick
Première série solo de l'histoire

Lancement de la première série solo régulière jamais consacrée à un méchant de comics. Le concept d'un antagoniste portant son propre titre était inédit en 1975 — il faudra le Punisher (Marvel, 1986) puis Venom (1993) pour voir d'autres exemples. Un numéro précurseur historique.

5

Detective Comics #475-476

Février-avril 1978 · Steve Englehart / Marshall Rogers
« The Laughing Fish »

Un mythe absolu : le Joker tente de déposer un copyright sur des poissons portant son visage. Une histoire culte de Steve Englehart et Marshall Rogers, considérée comme l'une des meilleures histoires du Joker jamais écrites. Elle a directement inspiré Bruce Timm pour Batman: The Animated Series (l'épisode « Laughing Fish », 1992).

6

Batman: The Killing Joke

Mars 1988 · Alan Moore / Brian Bolland
Origine définitive + Barbara paralysée

Un one-shot d'Alan Moore qui fixe l'origine canon du Joker (comédien raté, cuve d'acide) et paralyse Barbara Gordon (Batgirl). L'œuvre la plus controversée et la plus influente du canon Joker. CGC 9.8 du tirage original très demandé.

7

Batman #426-429 « A Death in the Family »

Août-décembre 1988 · Starlin / Aparo
Mort de Jason Todd

Les lecteurs ont voté par téléphone (1-900) pour décider du sort de Jason Todd, le deuxième Robin. Il est tué par le Joker dans Batman #428 (à 28 voix d'écart). Une référence morale absolue de l'histoire des comics. Le Joker devient officiellement le tueur d'un Robin.

8

Joker: Last Laugh #1

Décembre 2001 · Dixon / Beatty
Crossover DC mondial

Lancement du crossover de 2001 où le Joker « jokerise » toute la communauté des super-vilains après un faux diagnostic de tumeur. Tie-ins répartis sur plus de 50 numéros à travers l'univers DC. Une mini-série en 6 numéros + tie-ins étendus.

9

Joker (Azzarello / Bermejo) OGN

Octobre 2008 · graphic novel de 128 pages
Œuvre compagne du film de Nolan

Original Graphic Novel sorti en même temps que le film The Dark Knight. Tonalité crime noir, esthétique Heath Ledger directement référencée. Un best-seller du catalogue DC depuis 2008, plusieurs réimpressions. La référence pour les lecteurs venus du cinéma.

10

Batman Vol.2 #13 « Death of the Family »

Décembre 2012 · Scott Snyder / Greg Capullo
Retour au visage recousu

Lancement du crossover où le Joker (de retour après une longue absence) s'est fait arracher le visage et le porte recousu comme un masque. Snyder réinvente le personnage pour une génération moderne. Le numéro s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires, l'un des plus gros cartons de l'ère New 52.

11

Batman: Endgame (Vol.2 #35-40)

Décembre 2014 → juin 2015 · Snyder / Capullo
Confrontation finale

Conclusion de la phase Snyder/Capullo. Le Joker est présenté comme une possible entité immortelle hantant Gotham depuis des siècles (le « Pale Man of the Bowery »). Mort apparente de Bruce et du Joker dans un duel final. Tirage massif.

12

Batman: Three Jokers #1

Août 2020 · Geoff Johns / Jason Fabok
Maxi Black Label

Lancement de la maxi-série Black Label en 3 numéros confirmant l'existence de trois Jokers distincts dans la continuité DC. Les variant covers ont explosé en septembre-octobre 2020, une histoire culte récente. CGC 9.8 collectionné.

13

Batman Vol.3 #92

Juin 2020 · James Tynion IV / Jorge Jimenez
1re apparition de Punchline (cameo)

Premier cameo de Punchline (Alexis Kaye), une nouvelle complice du Joker conçue comme une rivale moderne de Harley Quinn. Cameo seulement, mais un numéro très collectionné en tant que « 1re cameo Punchline ». Variants Brian Stelfreeze et Jorge Jimenez.

14

Batman Vol.3 #95-100 « Joker War »

Juillet-octobre 2020 · Tynion / Jimenez
1re app complète de Punchline

Le crossover de Tynion qui fait passer Punchline du cameo (#92) à sa première apparition complète (#95). Le Joker prend le contrôle de Wayne Enterprises. Batman #100 est l'apogée du run et un énorme numéro anniversaire.

15

The Joker Vol.1 #1 (Tynion)

Mars 2021 · James Tynion IV / Guillem March
Première série solo régulière depuis 45 ans

La première série solo du Joker depuis 1976. Tynion lance un thriller globe-trotter en 15 numéros. Variant covers prestigieuses (Frank, Lee Bermejo, Ben Oliver), un numéro très demandé en haut grade.

16

The Joker: The Man Who Stopped Laughing #1

Octobre 2022 · Matthew Rosenberg / Di Giandomenico
Suite en série régulière

Lancement de la deuxième série solo du Joker des années 2020. Le concept du Joker dédoublé (Gotham vs LA). 14 numéros, bouclés en 2024.

17

Joker: Year One (Batman Vol.4 #142-145)

2023 · Tom King / Mitch Gerads
Origine modernisée

Une mini-série en 4 numéros dans Batman Vol.4 #142-145. Tom King et Mitch Gerads (l'équipe de Mister Miracle) racontent la première année du Joker en parallèle du Year One de Batman. Salué par la critique.

18

The Joker: Uncovered #1

2024 · anthologie multi-auteurs
85e anniversaire

Un one-shot anthologique célébrant l'héritage du personnage. Plusieurs scénaristes majeurs (King, Tynion, Snyder, Williamson). Variant covers très collectionnées.

Les grands arcs du Joker dans l'ordre chronologique

The Killing Joke (1988)

One-shot d'Alan Moore / Brian Bolland. Origine définitive du Joker, Barbara Gordon paralysée.

One-shot

A Death in the Family (1988)

Mort de Jason Todd, votée par téléphone par les lecteurs. Le Joker en tueur d'un Robin.

Batman #426-429

Joker's Last Laugh (2001)

Crossover mondial où le Joker contamine la communauté des super-vilains après un faux diagnostic terminal.

Mini en 6 numéros + tie-ins

Death of the Family (2012-2013)

Snyder / Capullo. Le Joker au visage recousu attaque la Bat-family. Multiples tie-ins.

Batman Vol.2 #13-17

Endgame (2015)

Présumée confrontation finale. Le Joker présenté comme une entité immortelle hantant Gotham.

Batman Vol.2 #35-40

Joker War (2020)

Tynion. Le Joker s'empare de Wayne Enterprises. Première apparition complète de Punchline.

Batman Vol.3 #95-100

Three Jokers (2020)

Geoff Johns / Jason Fabok. Maxi Black Label révélant trois Jokers distincts.

3 numéros

The Man Who Stopped Laughing (2022-2024)

Rosenberg. Joker dédoublé entre Gotham et Los Angeles. 14 numéros.

Joker MWSL #1-14

Joker: Year One (2023)

Tom King / Mitch Gerads. Origine modernisée en 4 numéros, en parallèle du Year One de Batman.

Batman Vol.4 #142-145

Back-up Punchline (2021-2022)

Histoire en back-up dans chaque numéro de The Joker Vol.1 (Tynion). Procès et rédemption ambiguë.

15 back-ups

Sous la cape

Arcs psychologiques explorant la relation Bruce/Joker comme un miroir, du run de Morrison aux runs récents.

Multiples

Le Joker dans Brave and the Bold

Apparitions en team-up dans The Brave and the Bold et les anthologies (notamment l'arc Russ Heath / Sergio Aragonés).

Anthologies

Comment démarrer une collection Joker en 2026

1

Fixe-toi un objectif clair

Le « tout Joker » est irréaliste (5 000+ apparitions). Vise plutôt « les 4 séries solo régulières » (Joker 1975, Joker 2021, Man Who Stopped Laughing 2022, plus les graphic novels) ou « les 5 mini-séries cultes » (Killing Joke, Last Laugh, OGN Azzarello, Three Jokers, Year One). Un objectif atteignable en 30-50 numéros.

2

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Les 18 numéros clés listés représentent l'essentiel de la valeur historique. Consulte notre top 10 dédié pour un focus sur les cotes CGC et les variants à surveiller.

4

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Le Joker se collectionne mieux par run de scénariste (Moore, Snyder, Tynion, Johns, King, Rosenberg) que selon une chronologie stricte. Ça rend la lecture plus facile et apporte une cohérence narrative.

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Pourquoi le Joker reste l'antagoniste n°1 en 2026

Aucun autre méchant — Marvel ou DC — n'a la longévité culturelle ni la portée multimédia du Joker. Plusieurs raisons :

Biographie de Inconnu (The Joker)

The Joker est créé par Bill Finger, Bob Kane et Jerry Robinson et publié par DC Comics. Sa première apparition se fait dans Batman #1 en avril 1940.

Fiche d'identité

Origines

L'origine du Joker est délibérément multiple et contradictoire dans les comics ("If I'm going to have a past, I prefer it to be multiple choice!"). La version la plus connue (The Killing Joke, Alan Moore, 1988) : un comédien raté nommé Jack Napier devient le criminel Red Hood, tombe dans une cuve d'acide chimique chez ACE Chemicals en fuyant Batman, et ressort défiguré avec la peau blanche et un sourire permanent. La folie complète le transforme en Joker, ennemi mortel de Batman.

Pouvoirs et capacités

Costume et identité visuelle

Costume violet trois-pièces avec chemise verte, cravate orange, gants blancs. Peau blanche craie, cheveux verts, lèvres rouges étirées en un éternel sourire. Variantes : costume violet à motifs (Heath Ledger), tatouages JOKER (Jared Leto), maquillage de clown raté (Joaquin Phoenix).

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FAQ : l'histoire du Joker

Le Joker est né au printemps 1940 dans Batman #1, co-créé par Bill Finger (scénario), Bob Kane (seul crédit officiel pendant 75 ans) et Jerry Robinson (concept visuel à partir d'une carte à jouer). DC Comics crédite désormais les trois noms, sans les hiérarchiser. Inspiration directe du film muet allemand The Man Who Laughs (1928) et de l'acteur Conrad Veidt qui incarne le personnage défiguré Gwynplaine, tiré du roman de Victor Hugo (1869).
La controverse dure depuis 80 ans. Bob Kane a toujours revendiqué la création unique du Joker grâce à un contrat en béton négocié avec DC en 1939. Jerry Robinson a soutenu jusqu'à sa mort (2011) qu'il avait créé le concept à partir d'une carte à jouer. Bill Finger, le scénariste non crédité, a apporté l'iconographie The Man Who Laughs (Conrad Veidt, 1928) et a écrit toutes les premières histoires. La vérité historique consensuelle — confirmée par les recherches de Marc Tyler Nobleman et la reconnaissance officielle de Finger en 2015 — est une co-création à six mains. Aujourd'hui, les comics modernes créditent Finger, Kane et Robinson sans établir de hiérarchie.
The Killing Joke (mars 1988) d'Alan Moore et Brian Bolland est incontournable pour quatre raisons. D'abord, il verrouille l'origine canon du Joker — comédien raté, mariage tragique, casse en Red Hood, cuve d'acide — qui sera reprise par tous les médias ultérieurs. Ensuite, il paralyse Barbara Gordon (Batgirl), avec des répercussions narratives sur 25 ans (Barbara devient Oracle, l'oracle informationnel de la Bat-family). Troisièmement, il établit le thème du « one bad day » : le Joker prouve qu'une seule mauvaise journée peut transformer n'importe qui en lui. Quatrièmement, il pose Batman et le Joker en miroirs psychologiques — chacun étant le négatif possible de l'autre. C'est le one-shot le plus réimprimé de l'histoire de DC (50+ éditions).
Three Jokers découle d'une révélation choc : dans Justice League #50 (2016, Geoff Johns), Batman utilise la Mobius Chair de Metron pour poser au cosmos sa question ultime. La réponse, c'est que dans la continuité DC, il n'y a pas un Joker mais trois. La maxi-série Black Label Three Jokers (2020, 3 numéros, Geoff Johns / Jason Fabok) en explore les conséquences. Les trois Jokers sont identifiés comme : le Criminel (Joker du Golden Age, gangster brutal), le Comédien (Joker du Killing Joke / des années 1970, manipulateur cérébral) et le Clown (Joker moderne / Death of the Family, sadique chaotique). Batman, Red Hood (Jason Todd, ressuscité après son meurtre par le Joker en 1988) et Batgirl (Barbara Gordon) les affrontent tous les trois. La série est en Black Label, donc d'un statut canon ambigu, mais influente.
Pour un nouveau lecteur, je recommande de commencer par The Killing Joke (1988, one-shot de 48 pages), qui pose les fondations modernes. Ensuite, enchaîne avec A Death in the Family (Batman #426-429, 1988) et Death of the Family (Batman Vol.2 #13-17, 2012-2013, Snyder / Capullo). Pour les fans de crime noir, l'OGN Joker d'Azzarello / Bermejo (2008) est un incontournable. Pour les fans modernes, The Joker Vol.1 (2021-2022, James Tynion IV) est la meilleure série régulière récente et inclut les back-ups Punchline. Pour les complétistes, Three Jokers (2020) apporte la métatextualité ultime. Et pour les lecteurs prêts à investir, Joker: Year One (2023, Tom King / Mitch Gerads) est l'origine moderne définitive.
Punchline (Alexis Kaye) est une nouvelle complice du Joker créée par James Tynion IV et Jorge Jimenez. Premier cameo dans Batman Vol.3 #89 (avril 2020), puis #92 (juin 2020), première apparition complète dans Batman Vol.3 #95 (juillet 2020) au début de Joker War. Le personnage est conçu comme une rivale moderne de Harley Quinn — là où Harley est imprévisible et chaotique-bonne, Punchline est calculatrice et idéologique (elle prêche un manifeste nihiliste). Elle apparaît ensuite dans les back-ups de The Joker Vol.1 (2021-2022), qui développent son procès. Elle est vite devenue un personnage très collectionné : les variants de Batman #92, #95, #96 et son one-shot Punchline #1 (2020) atteignent une forte demande en CGC 9.8.
Pour un débutant, le meilleur point d'entrée est le run Snyder / Capullo (Death of the Family, Batman Vol.2 #13-17, 2012-2013), facilement disponible en numéros simples abordables ou en omnibus. C'est moderne, accessible, parfaitement autonome, et c'est la meilleure version du Joker au XXIe siècle. Pour les budgets plus serrés, l'OGN Joker (Azzarello / Bermejo, 2008) est un standalone parfait à moins de 25 $. Pour un collectionneur historien, commencer par Batman #251 (Joker's Five-Way Revenge, 1973), puis remonter à Detective #168 (1951), c'est l'ordre canonique. Et pour un investisseur, vise les premières apparitions modernes (Punchline Batman #92, Three Jokers #1) qui restent accessibles tout en prenant de la valeur.

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