Le Joker est né au printemps 1940 dans Batman #1, écrit par Bill Finger, dessiné par Bob Kane et imaginé par Jerry Robinson. Premier méchant de comics à décrocher sa propre série solo régulière (The Joker Vol.1, 1975-1976, 9 numéros), il a ensuite enchaîné les mini-séries cultes : The Killing Joke (1988, Alan Moore / Brian Bolland), Joker: Devil's Advocate (1996), Joker: Last Laugh (2001), le graphic novel Joker (2008, Brian Azzarello / Lee Bermejo), Joker: Endgame (2015), Three Jokers (2020, Geoff Johns / Jason Fabok), The Joker Vol.1 (2021-2022, James Tynion IV, 15 numéros), The Joker: The Man Who Stopped Laughing (2022-2024) et Joker: Year One (2023, Tom King / Mitch Gerads). Cet article retrace la naissance, la chronologie et les numéros clés du Clown Prince du Crime.
Aucun antagoniste de comics n'a jamais marqué la pop culture aussi profondément que le Joker. Né en avril 1940 — à peine un an après Batman lui-même — le Clown Prince du Crime traverse 86 ans de continuité ininterrompue, six âges éditoriaux (Golden, Silver, Bronze, Modern, New 52, DC Rebirth + Infinite Frontier), une bonne dizaine d'incarnations au cinéma (Cesar Romero, Jack Nicholson, Heath Ledger, Jared Leto, Joaquin Phoenix) et plus de 5 000 apparitions dans les comics DC. C'est le seul méchant à avoir tué un Robin (Jason Todd, 1988), paralysé une Batgirl (Barbara Gordon, 1988), pris le contrôle de Wayne Enterprises (2020) et engendré sa propre lignée d'imitateurs (Punchline, Daughter of the Joker, Joker Junior).
Ce guide va te donner tout ce qu'il faut pour comprendre la naissance du Joker, identifier les séries solo dans l'ordre chronologique, suivre les grands arcs du Joker (de The Killing Joke à Joker: Year One) et reconnaître les numéros clés à prioriser dans une collection. Pour les cotes et le top 10 des numéros les plus chers, consulte notre guide dédié aux numéros clés du Joker ; cet article se concentre sur la chronologie historique.
La naissance du Joker : DC en 1940
Pour comprendre comment le Joker est né, il faut remonter à 1940. Batman venait tout juste d'apparaître en mai 1939 dans Detective Comics #27, et son succès était tel que National Comics Publications (le futur DC Comics) a lancé le titre solo Batman dès le printemps 1940. Bob Kane, Bill Finger et leur très jeune assistant Jerry Robinson (à peine 17 ans à l'époque) devaient produire 64 pages de contenu pour Batman #1, et le cahier des charges exigeait au moins un nouvel antagoniste mémorable. Selon la version de l'histoire que l'on écoute — et la controverse dure depuis 80 ans — chacun des trois revendiquerait la paternité du Joker.
Batman #1 (printemps 1940) : la première apparition
Batman #1 est sorti en avril 1940 et contient deux histoires distinctes mettant en scène le Joker, qui apparaît sous les traits d'un tueur en série au visage figé dans un sourire macabre, vêtu d'un costume violet et utilisant une toxine mortelle (le futur « Joker Venom »). Dans la première histoire, il assassine plusieurs notables de Gotham en annonçant publiquement l'heure de leur mort à la radio. Batman et Robin (qui apparaît lui aussi en costume pour la première fois dans le même numéro) le neutralisent, mais le Joker est explicitement laissé en vie — une décision éditoriale de dernière minute prise par Whitney Ellsworth, alors editor chez DC, qui avait perçu le potentiel récurrent du personnage. Cette décision a fait du Joker, dès sa toute première apparition, le premier méchant « récurrent » de toute l'histoire des comics de super-héros. Il reviendra dans Batman #2, #3, #4… et ne quittera plus jamais le canon DC.
Trois grandes « premières » cohabitent donc dans Batman #1 : 1re apparition du Joker, 1re apparition de Catwoman (sous le nom de « The Cat ») et l'origine étoffée de Batman. Un exemplaire CGC 9.0 dépasse aujourd'hui les 2 millions de dollars en vente publique, ce qui place ce numéro parmi les 5 comics les plus chers au monde, tous personnages confondus.
La controverse Robinson / Finger / Kane
Qui a vraiment créé le Joker ? La question divise les historiens des comics depuis huit décennies. Trois versions s'affrontent :
- La version Bob Kane : Kane a toujours affirmé être le seul créateur du Joker. Il décrivait l'avoir conçu seul, en s'inspirant d'une carte à jouer et du film muet allemand The Man Who Laughs (1928) de Paul Leni, dans lequel l'acteur Conrad Veidt incarne Gwynplaine, un personnage défiguré dont la bouche est bloquée dans un rictus permanent. La photo iconique de Veidt est, selon Kane, l'inspiration visuelle directe.
- La version Jerry Robinson : Robinson, alors très jeune assistant de Kane, a toujours soutenu avoir créé le concept à partir d'une carte à jouer « joker » qu'il avait dessinée et présentée à Kane et Finger. Selon lui, c'est lui qui a inventé le visage et le concept criminel du « joker = clown tueur ».
- La version Bill Finger : Finger, le scénariste non crédité de Batman, a apporté la dimension Man Who Laughs en reconnaissant la photo de Conrad Veidt et en l'imposant comme référence visuelle. Finger a écrit la quasi-totalité des premières histoires du Joker entre 1940 et 1965.
La vérité historique la plus consensuelle, appuyée par les recherches de Marc Tyler Nobleman (auteur de Bill the Boy Wonder) et confirmée par DC en 2015 lorsque l'éditeur a officiellement reconnu Finger, penche très probablement vers une co-création à six mains : Robinson a apporté la carte à jouer et le concept du clown, Finger a imposé l'iconographie du Man Who Laughs et a écrit les scénarios fondateurs, Kane a supervisé visuellement et a récolté le seul crédit officiel pendant 75 ans grâce au contrait en béton qu'il avait négocié avec DC dès 1939. Aujourd'hui, les comics modernes créditent généralement « Joker created by Jerry Robinson, Bill Finger, and Bob Kane » — sans les hiérarchiser.
L'ironie de The Man Who Laughs : le film de 1928 qui a inspiré Conrad Veidt n'est lui-même qu'une adaptation du roman de Victor Hugo L'Homme qui rit (1869). Le Joker descend donc, en ligne directe, d'un personnage de Hugo — l'enfant Gwynplaine défiguré par les comprachicos. Une filiation littéraire que peu de fans soupçonnent, mais qui ancre le Joker dans une tradition gothique européenne bien plus ancienne que les comics américains.
Les séries solo du Joker dans l'ordre chronologique
Contrairement à la plupart des méchants, le Joker a décroché plusieurs séries régulières à son nom. Voici les principales, dans l'ordre :
The Joker Vol.1
Le Joker est le premier antagoniste de comics à obtenir sa propre série solo régulière. The Joker Vol.1 #1 (mai 1975), écrit par Denny O'Neil et dessiné par Irv Novick, lance le concept ambitieux : chaque numéro oppose le Joker à un autre personnage DC (Two-Face, Lex Luthor, Catwoman, Sherlock Holmes…). La série est annulée au #9 en 1976 à cause de la chute générale des ventes au milieu des années 70 et du Comics Code, qui interdisait à un méchant d'être un « héros » récurrent. Le numéro 10 a été produit mais n'a jamais été publié à l'époque (il est finalement paru dans une rétrospective de 2019).
Batman: The Killing Joke
Le one-shot le plus influent de toute l'histoire Batman / Joker. Alan Moore (juste après Watchmen) et Brian Bolland racontent une origine définitive du Joker : un comédien raté, marié, dont la femme enceinte meurt accidentellement, qui se déguise en Red Hood pour un casse, tombe dans une cuve d'acide chimique et en ressort fou et blanchi. En parallèle, le Joker tire sur Barbara Gordon (Batgirl) et la paralyse à vie — un événement aux conséquences narratives sur 25 ans (Barbara devient Oracle). Le titre fait référence au monologue final : « I went mad. He didn't. That's the punchline. » Tirage initial massif, réimprimé plus de 50 fois depuis 1988.
Joker: Devil's Advocate
Un Original Graphic Novel hors continuité où le Joker est condamné à mort pour un meurtre qu'il n'a (exceptionnellement) pas commis. Batman doit prouver son innocence pour que justice soit rendue dans les règles — mais aussi parce qu'il refuse de laisser le Joker mourir pour un crime qu'il n'a pas signé. Une réflexion morale dense sur la peine capitale.
Joker: Last Laugh
Un crossover DC majeur de 2001. Diagnostiqué avec une tumeur cérébrale apparemment incurable, le Joker décide de « jokeriser » toute la communauté des super-vilains, transformant des dizaines de personnages DC en clones de lui-même. La mini en 6 numéros se déroule en parallèle de tie-ins dans tous les titres Bat-, JLA et Suicide Squad. La chute narrative : la « tumeur » était fausse, juste un test psychologique que le Joker s'est infligé pour voir jusqu'où il pouvait aller.
Joker (Azzarello / Bermejo)
Un graphic novel sorti pile en même temps que le film The Dark Knight (Christopher Nolan, juillet 2008). Brian Azzarello (100 Bullets) et Lee Bermejo (un style hyperréaliste) racontent le retour du Joker après une sortie d'Arkham, du point de vue d'un petit truand qu'il prend sous son aile. Tonalité crime noir, esthétique directement inspirée de Heath Ledger. Un best-seller absolu en 2008-2009.
Joker: Endgame
Une conclusion en 6 numéros (Batman Vol.2 #35-40) du run Snyder/Capullo, plus un one-shot Joker: Endgame #1 et des tie-ins dans tous les titres Bat-. Le Joker, dans sa version la plus mythologique (présenté comme un possible démon immortel hantant Gotham depuis des siècles), affronte Batman dans ce qui pourrait être la confrontation finale. Tirage massif, l'événement éditorial majeur de 2015.
Batman: Three Jokers
Une maxi-série Black Label en 3 numéros qui répond à la révélation choc de Justice League #50 (2016) — Batman aurait découvert, via la Mobius Chair, qu'il existe trois Jokers distincts dans la continuité DC : le Criminel (Golden Age), le Comédien (Silver/Bronze, façon Killing Joke) et le Clown (moderne, Death of the Family). Geoff Johns en explore les conséquences avec Batman, Red Hood (Jason Todd) et Batgirl (Barbara Gordon) affrontant les trois Jokers ensemble. Les variant covers ont fait exploser le tirage, une série culte récente.
The Joker Vol.1 (Tynion)
La première série solo régulière du Joker depuis 1976 (45 ans !). James Tynion IV (tout juste sorti de Joker War) lance un thriller globe-trotter : après les événements de Joker War, un Jim Gordon à la retraite accepte un contrat de Cherry, héritière d'une victime du Joker, pour traquer le clown à travers le monde. Une back-up Punchline par Tynion / Sam Johns dans chaque numéro, qui développe l'histoire et le procès de Punchline. Un run de 15 numéros, bouclé en mai 2022.
The Joker: The Man Who Stopped Laughing
Une suite directe (avec numérotation distincte) de la série de Tynion. Matthew Rosenberg imagine un scénario où le Joker s'est dédoublé : un Joker reste à Gotham, un autre vit à Los Angeles. Tonalité plus pulp, exploration de la côte Ouest. 14 numéros, bouclés début 2024.
Joker: Year One
Une mini-série en 4 numéros parue dans Batman Vol.4 #142-145, par Tom King (sorti de Strange Adventures) et Mitch Gerads. Une réécriture moderne de l'origine du Joker, en parallèle des origines de Batman dans le Year One de Miller. Une tonalité psychologique, centrée sur la rencontre fondatrice Bruce / Joker. Salué par la critique, vendu en variant covers prestigieuses.
The Joker: Uncovered
Un one-shot anthologique célébrant les 85 ans de Batman et, indirectement, les 84 ans du Joker. Plusieurs scénaristes (King, Tynion, Snyder, Williamson) y contribuent par des histoires courtes. Variant covers très collectionnées en 2024-2026.
Les apparitions du Joker dans d'autres séries
Au-delà de ses séries solo, le Joker apparaît dans d'innombrables runs des titres Bat- et des team-ups. Voici les contextes majeurs où tu le trouveras :
- Detective Comics (1937-en cours, 1100+ numéros) : le terrain principal du Joker dans les années 1940-1960. Detective #168 (1951) introduit l'origine Red Hood. Detective #475-476 (1978) portent le légendaire The Laughing Fish de Steve Englehart / Marshall Rogers.
- Batman Vol.1 (1940-2011, 713 numéros) : son habitat naturel. Batman #1 (1re app), #251 (« Joker's Five-Way Revenge » 1973), #321 (anniversaire), #400, #426-429 (A Death in the Family), #544 (prologue de No Man's Land), #655-658 (Batman & Son, qui contient une apparition).
- World's Finest Comics (1941-1986) : des team-ups Batman/Superman où le Joker s'attaque aux deux héros, notamment dans la saga « The Galaxy Broadcasting Joker » des années 70.
- Death of the Family (2012-2013) : un crossover Snyder/Capullo dans Batman Vol.2 #13-17 + tie-ins dans Batgirl, Catwoman, Detective Comics, Nightwing, Red Hood, Suicide Squad, Teen Titans. Le Joker recoud son propre visage et attaque toute la Bat-family.
- Endgame (2015) : Batman Vol.2 #35-40. Une présumée confrontation finale. Des apparitions dans tous les tie-ins Bat- de février à juin 2015.
- Joker War (2020) : Batman Vol.3 #95-100 + tie-ins dans Detective Comics, Catwoman, Harley Quinn, Red Hood, Nightwing. Le Joker prend le contrôle de Wayne Enterprises et 1re app de Punchline (cameo au #92, complète au #95).
- Three Jokers (2020) : 3 numéros Black Label hors continuité officielle.
- Suicide Squad et Harley Quinn : apparitions récurrentes en tant que compagnon / bourreau ambivalent de Harley.
- Justice League : apparitions dans des arcs majeurs (JLA #16, JL Vol.2 #50 « Darkseid War » qui révèle l'existence des Three Jokers).
- Knightfall (1993-1994) : cameos dans la saga.
Les numéros clés du Joker dans l'ordre chronologique
Voici les 18 numéros les plus importants à connaître pour saisir l'évolution du Joker :
Batman #1
Le numéro fondateur. Première apparition du Joker dans deux histoires distinctes du même numéro, plus la 1re app de Catwoman. Un exemplaire CGC 9.0 dépasse les 2 millions de dollars. Top 10 des comics les plus chers au monde.
Detective Comics #168
Le numéro qui révèle pour la première fois l'identité originelle du Joker en tant que Red Hood, un criminel tombé dans une cuve d'acide chimique. Cette origine sera plus tard reprise canoniquement par The Killing Joke (1988) et par tous les films et séries qui ont suivi.
Batman #251
Le numéro qui ressuscite le Joker après une décennie d'absence (le Comics Code des années 60 l'avait neutralisé). Dennis O'Neil et Neal Adams le redéfinissent comme un tueur sociopathe moderne, la base de toutes les versions ultérieures. Une référence absolue du Bronze Age.
Joker Vol.1 #1
Lancement de la première série solo régulière jamais consacrée à un méchant de comics. Le concept d'un antagoniste portant son propre titre était inédit en 1975 — il faudra le Punisher (Marvel, 1986) puis Venom (1993) pour voir d'autres exemples. Un numéro précurseur historique.
Detective Comics #475-476
Un mythe absolu : le Joker tente de déposer un copyright sur des poissons portant son visage. Une histoire culte de Steve Englehart et Marshall Rogers, considérée comme l'une des meilleures histoires du Joker jamais écrites. Elle a directement inspiré Bruce Timm pour Batman: The Animated Series (l'épisode « Laughing Fish », 1992).
Batman: The Killing Joke
Un one-shot d'Alan Moore qui fixe l'origine canon du Joker (comédien raté, cuve d'acide) et paralyse Barbara Gordon (Batgirl). L'œuvre la plus controversée et la plus influente du canon Joker. CGC 9.8 du tirage original très demandé.
Batman #426-429 « A Death in the Family »
Les lecteurs ont voté par téléphone (1-900) pour décider du sort de Jason Todd, le deuxième Robin. Il est tué par le Joker dans Batman #428 (à 28 voix d'écart). Une référence morale absolue de l'histoire des comics. Le Joker devient officiellement le tueur d'un Robin.
Joker: Last Laugh #1
Lancement du crossover de 2001 où le Joker « jokerise » toute la communauté des super-vilains après un faux diagnostic de tumeur. Tie-ins répartis sur plus de 50 numéros à travers l'univers DC. Une mini-série en 6 numéros + tie-ins étendus.
Joker (Azzarello / Bermejo) OGN
Original Graphic Novel sorti en même temps que le film The Dark Knight. Tonalité crime noir, esthétique Heath Ledger directement référencée. Un best-seller du catalogue DC depuis 2008, plusieurs réimpressions. La référence pour les lecteurs venus du cinéma.
Batman Vol.2 #13 « Death of the Family »
Lancement du crossover où le Joker (de retour après une longue absence) s'est fait arracher le visage et le porte recousu comme un masque. Snyder réinvente le personnage pour une génération moderne. Le numéro s'est vendu à plus de 100 000 exemplaires, l'un des plus gros cartons de l'ère New 52.
Batman: Endgame (Vol.2 #35-40)
Conclusion de la phase Snyder/Capullo. Le Joker est présenté comme une possible entité immortelle hantant Gotham depuis des siècles (le « Pale Man of the Bowery »). Mort apparente de Bruce et du Joker dans un duel final. Tirage massif.
Batman: Three Jokers #1
Lancement de la maxi-série Black Label en 3 numéros confirmant l'existence de trois Jokers distincts dans la continuité DC. Les variant covers ont explosé en septembre-octobre 2020, une histoire culte récente. CGC 9.8 collectionné.
Batman Vol.3 #92
Premier cameo de Punchline (Alexis Kaye), une nouvelle complice du Joker conçue comme une rivale moderne de Harley Quinn. Cameo seulement, mais un numéro très collectionné en tant que « 1re cameo Punchline ». Variants Brian Stelfreeze et Jorge Jimenez.
Batman Vol.3 #95-100 « Joker War »
Le crossover de Tynion qui fait passer Punchline du cameo (#92) à sa première apparition complète (#95). Le Joker prend le contrôle de Wayne Enterprises. Batman #100 est l'apogée du run et un énorme numéro anniversaire.
The Joker Vol.1 #1 (Tynion)
La première série solo du Joker depuis 1976. Tynion lance un thriller globe-trotter en 15 numéros. Variant covers prestigieuses (Frank, Lee Bermejo, Ben Oliver), un numéro très demandé en haut grade.
The Joker: The Man Who Stopped Laughing #1
Lancement de la deuxième série solo du Joker des années 2020. Le concept du Joker dédoublé (Gotham vs LA). 14 numéros, bouclés en 2024.
Joker: Year One (Batman Vol.4 #142-145)
Une mini-série en 4 numéros dans Batman Vol.4 #142-145. Tom King et Mitch Gerads (l'équipe de Mister Miracle) racontent la première année du Joker en parallèle du Year One de Batman. Salué par la critique.
The Joker: Uncovered #1
Un one-shot anthologique célébrant l'héritage du personnage. Plusieurs scénaristes majeurs (King, Tynion, Snyder, Williamson). Variant covers très collectionnées.
Les grands arcs du Joker dans l'ordre chronologique
The Killing Joke (1988)
One-shot d'Alan Moore / Brian Bolland. Origine définitive du Joker, Barbara Gordon paralysée.
A Death in the Family (1988)
Mort de Jason Todd, votée par téléphone par les lecteurs. Le Joker en tueur d'un Robin.
Joker's Last Laugh (2001)
Crossover mondial où le Joker contamine la communauté des super-vilains après un faux diagnostic terminal.
Death of the Family (2012-2013)
Snyder / Capullo. Le Joker au visage recousu attaque la Bat-family. Multiples tie-ins.
Endgame (2015)
Présumée confrontation finale. Le Joker présenté comme une entité immortelle hantant Gotham.
Joker War (2020)
Tynion. Le Joker s'empare de Wayne Enterprises. Première apparition complète de Punchline.
Three Jokers (2020)
Geoff Johns / Jason Fabok. Maxi Black Label révélant trois Jokers distincts.
The Man Who Stopped Laughing (2022-2024)
Rosenberg. Joker dédoublé entre Gotham et Los Angeles. 14 numéros.
Joker: Year One (2023)
Tom King / Mitch Gerads. Origine modernisée en 4 numéros, en parallèle du Year One de Batman.
Back-up Punchline (2021-2022)
Histoire en back-up dans chaque numéro de The Joker Vol.1 (Tynion). Procès et rédemption ambiguë.
Sous la cape
Arcs psychologiques explorant la relation Bruce/Joker comme un miroir, du run de Morrison aux runs récents.
Le Joker dans Brave and the Bold
Apparitions en team-up dans The Brave and the Bold et les anthologies (notamment l'arc Russ Heath / Sergio Aragonés).
Comment démarrer une collection Joker en 2026
Fixe-toi un objectif clair
Le « tout Joker » est irréaliste (5 000+ apparitions). Vise plutôt « les 4 séries solo régulières » (Joker 1975, Joker 2021, Man Who Stopped Laughing 2022, plus les graphic novels) ou « les 5 mini-séries cultes » (Killing Joke, Last Laugh, OGN Azzarello, Three Jokers, Year One). Un objectif atteignable en 30-50 numéros.
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Avec My Comics Collection, importe les 4 séries solo du Joker, les 5 mini-séries Black Label et les 18 numéros clés identifiés plus haut. Chaque variant cover référencée séparément.
Priorise les numéros clés
Les 18 numéros clés listés représentent l'essentiel de la valeur historique. Consulte notre top 10 dédié pour un focus sur les cotes CGC et les variants à surveiller.
Organise par run plutôt que par numéro
Le Joker se collectionne mieux par run de scénariste (Moore, Snyder, Tynion, Johns, King, Rosenberg) que selon une chronologie stricte. Ça rend la lecture plus facile et apporte une cohérence narrative.
Suis les cotes eBay et CGC
Batman #1 est hors de portée, mais beaucoup d'autres numéros clés bougent vite (variants Three Jokers, 1re app Punchline). My Comics Collection met à jour les valeurs en se basant sur les ventes réelles.
Pourquoi le Joker reste l'antagoniste n°1 en 2026
Aucun autre méchant — Marvel ou DC — n'a la longévité culturelle ni la portée multimédia du Joker. Plusieurs raisons :
- Heath Ledger, The Dark Knight (2008) : la performance de Heath Ledger lui a valu un Oscar posthume du meilleur acteur dans un second rôle. Une tonalité crime noir qui a redéfini l'iconographie du Joker pour la décennie suivante. L'OGN Azzarello/Bermejo (2008) a suivi juste derrière.
- Joaquin Phoenix, Joker (2019) puis Folie à Deux (2024) : Todd Phillips livre en 2019 un film Joker hors continuité DC, en mode character-study, qui dépasse le milliard de dollars de recettes mondiales et offre à Phoenix l'Oscar du meilleur acteur. La suite de 2024, Joker: Folie à Deux, avec Lady Gaga en Harley Quinn, divise davantage le public mais relance la franchise.
- Une iconographie totale : Cesar Romero (série TV 1966-1968), Jack Nicholson (Batman, 1989), Heath Ledger (The Dark Knight, 2008), Jared Leto (Suicide Squad, 2016 et Justice League: Snyder Cut, 2021), Joaquin Phoenix (Joker, 2019 / Folie à Deux, 2024). Cinq acteurs majeurs, cinq lectures du personnage, cinq publics. Aucun autre méchant n'a produit une telle galerie d'interprétations cinématographiques canoniques.
- Une profondeur narrative : le Joker n'a pas une seule origine canon — il en a plusieurs (le criminel Red Hood, le comédien raté de Killing Joke, l'immortel d'Endgame, les Three Jokers de Johns…). Cette plasticité narrative en fait un personnage infiniment renouvelable.
- Une présence multimédia continue : films, séries animées (BTAS, Mark Hamill = la voix canonique pendant 30 ans), jeux Arkham (Hamill encore), Lego Batman, séries DC Animated (le show Harley Quinn 2019-2026 où le Joker est antagoniste-rival).
Biographie de Inconnu (The Joker)
The Joker est créé par Bill Finger, Bob Kane et Jerry Robinson et publié par DC Comics. Sa première apparition se fait dans Batman #1 en avril 1940.
Fiche d'identité
- Nom complet : Inconnu (multiples histoires : Jack Napier, Arthur Fleck dans les films)
- Date de naissance : Avril 1940 (création) — fictionnel : variable selon les versions
- Lieu de naissance : Gotham City, USA (origines variables)
- Première apparition : Batman #1 (avril 1940)
- Créateurs : Bill Finger (scénariste), Bob Kane (officiellement) et Jerry Robinson (designer)
- Éditeur : DC Comics
- Affiliations : Aucune permanente. Ennemi juré de Batman. Anciennement partenaire de Harley Quinn.
Origines
L'origine du Joker est délibérément multiple et contradictoire dans les comics ("If I'm going to have a past, I prefer it to be multiple choice!"). La version la plus connue (The Killing Joke, Alan Moore, 1988) : un comédien raté nommé Jack Napier devient le criminel Red Hood, tombe dans une cuve d'acide chimique chez ACE Chemicals en fuyant Batman, et ressort défiguré avec la peau blanche et un sourire permanent. La folie complète le transforme en Joker, ennemi mortel de Batman.
Pouvoirs et capacités
- Aucun super-pouvoir : humain au génie criminel sans limites
- Maîtrise de la chimie : crée le Joker Venom (gaz hilarant mortel)
- Intellect criminel : un des plus dangereux esprits criminels de DC
- Combat rapproché : arts martiaux et improvisation
- Imprévisibilité totale : aucun motif rationnel (chaos absolu)
- Résistance à la torture (le visage qui rit éternellement)
- Arsenal : gaz mortels, pistolet à drapeau "BANG", couteaux
Costume et identité visuelle
Costume violet trois-pièces avec chemise verte, cravate orange, gants blancs. Peau blanche craie, cheveux verts, lèvres rouges étirées en un éternel sourire. Variantes : costume violet à motifs (Heath Ledger), tatouages JOKER (Jared Leto), maquillage de clown raté (Joaquin Phoenix).
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